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Kiosque à journaux | 07.02.2008

Instabilité politique en Italie

Deux ans après les élections qui avaient conduit Romano Prodi au pouvoir, après deux mandats consécutifs de la droite menée par Silvio Berlusconi, sa démission a marqué le début d'une nouvelle lutte électorale.

C'est l'évènement médiatique en Italie, « Napolitano dissout les chambres», titre il sole 24 ore, comme la plupart des autres quotidiens italiens. Les journaux de droite ne cachent pas leur satisfaction et marquent avec des titres comme « Tous à la maison… et sans la retraite. », à la une du Giornale, propriété de la famille Berlusconi.L'échec de Prodi représente l'espoir d'une revanche pour Berlusconi.Bildunterschrift: Großansicht des Bildes mit der Bildunterschrift:  L'échec de Prodi représente l'espoir d'une revanche pour Berlusconi.

 « Napolitano dissout les chambres… Aux urnes le 13 avril », confirme la Repubblica. Cette fois c’est sûr, après l’échec de la mission confiée à Franco Marini, le président du Sénat, les Italiens devront retourner aux urnes avant soixante-dix jours. C’est « Une course au milieu des ruines » qui s’annonce, déplore Stefano Folli éditorialiste du Sole 24 Ore. « Aller aux élections maintenant avec ce système de vote est une erreur, une folie une tragédie », confie à son tour Prodi au Corriere della sera.

L’histoire se répète : « Vingt-deux mois à oublier », titre le Giornale dans une police de caractère démesurée. En effet, l’échec de Prodi représente l’espoir d’une revanche pour Silvio Berlusconi, soixante-et-onze ans, leader du parti majoritaire de droite Forza Italia. « Pour Berlusconi, l’objectif est d’annihiler Prodi » écrit Augusto Minzolini, dans la Stampa. « Le programme promis par Berlusconi pour redresser la situation, en treize points, se basera sur les erreurs du gouvernement Prodi ».

Berlusconi est désormais favori dans les sondages.Bildunterschrift: Großansicht des Bildes mit der Bildunterschrift:  Berlusconi est désormais favori dans les sondages.«Comment sera la campagne électorale jusqu’aux élections anticipées ? Nous aurons certainement droit aux annonces "choc" et aux attaques réciproques dans un premier temps. Ensuite, la propagande. Il est probable que Veltroni et Berlusconi en appellent à Sarkozy comme icône : ‘Sarkozy c’est moi !’», prévoit Mario Ajello, dans le Messaggero.

Berlusconi, favori dans les sondages, part déjà gagnant et promet au Giornale une campagne soft : « il y en a assez des insultes », « Dans mon gouvernement il y aura des places pour le PD… Silvio Prépare son offre à Walter», titre le Corriere della Sera. « Je serai surprenant », aurait-il en effet révélé ces derniers jours. Suivant peut être l’exemple du président français, le Cavaliere aurait en tête de confier à celle qu’il appelle déjà « opposition », la présidence d’une chambre mais aussi de nombreuses commissions parlementaires. Mais pour Michele Salvati dans le Corriere della Sera « Comme patron du Milan AC, Berlusconi a fait de grandes campagnes d’acquisistions. Je doute qu’il réussisse à en faire en politique ».

 
 

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