Le Thème | 30.06.2008
200 soldats allemands pour la Force de réaction rapide en Afghanistan
C'est la première fois que l'Allemagne envoie des troupes de combats en Afghanistan. A partir de demain, la Bundeswehr aura en charge une mission dangereuse : mener la Force de réaction rapide à la place des Norvégiens.
L'armée allemande est déployée en Afghanistan depuis plus de six ans maintenant, dans le cadre de l'ISAF, la Force internationale d'assistance à la sécurité. Elle y œuvre principalement pour la reconstruction et a jusqu'ici toujours refusé d'étendre son action au sud du pays, où les combats sont plus meurtriers.
Le secteur nord se révèle toutefois de plus en plus dangereux ces derniers temps. Et avec la Force de réaction rapide, les risques grandissent pour les soldats allemands et il faut s'attendre à davantage de pertes dans les rangs, bien que le contingent norvégien n'ait pour sa part pas connu de victimes depuis le début de leur mission en 2006.
Bildunterschrift: Großansicht des Bildes mit der Bildunterschrift: Un soldat des Forces de réaction rapide lors des entrainements dans les montagnes afghanesLa Force de réaction rapide, en jargon militaire, c'est la QRF, pour "Quick Reaction Force". Comme l'explique le général de brigade Dieter Dammjacob, la QRF est aussi basé au départ dans la région nord : « Cela signifie qu'il s'agit d'envoyer rapidement des forces vers des destinations lointaines, au moment où on a besoin d'elles là-bas ».Il n'est donc pas exclu que ces troupes-ci soient amenées à se déplacer dans le sud.
La Force de réaction rapide est une unité sur laquelle s'appuient toutes les autres nations. Son rôle consiste notamment en des opérations de protection. Concrètement les 200 hommes qui la composent devront apporter une aide d'urgence aux autres troupes, protéger les convois, protéger les soldats et des civils des attentats-suicide ou encore prendre en charge des opérations d'évacuation. Il se peut également qu'ils doivent mener des offensives contre les insurgés.
Même si les missions de réserve ne sont pas quelque chose de nouveau pour la Bundeswehr, il s'agit d'un réel défi selon le général Hans Lothar Domröse, chef de l'équipe de l'ISAF : « Il y a une différence entre les exercices où l'on roule sur une mine en plastique qui se met ensuite à siffler, et le terrain où l'on opère réellement et où il y a des mines qui explosent vraiment. Ici, il ne s'agit plus d'exercice, mais de la situation concrète ».
L'Allemagne élargit donc à nouveau son engagement dans l'Hindou Kouch. La prochaine étape allant dans ce sens : la décision de renforcer les troupes d'un millier d'hommes supplémentaires, qui doit être approuvé à l'automne par le parlement.

















